La dignité du peuple **** - Mémoire d'un saccage **** - Fernando E. Solanas
Commençons par le commencement, avant de voir La dignité du peuple, j'ai d'abord vu Mémoire d'un saccage. Le premier pose l'état de l'Argentine, en étudiant les causes politiques et économiques, alors que La dignité du peuple qui reprend là où le premier s'était arrêté, nous fait partager la vie de quelques hommes et femmes qui se battent pour que la vie continue. Il faut voir Mémoire d'un saccage pour bien cerner l'ampleur du second. J'ai donc enchaîné les deux séances, et cela fut 4 h d'un cinéma passionnant.
Durant ces 25 dernières années, de la dictature militaire à aujourd'hui, l'Argentine a subi l'un des effondrements économique et social les plus brutaux qu'un pays ait pu connaître en temps de paix. Ce pays riche et sa population ont vécu l'ensemble des traumatismes dénoncés par les altermondialistes. Tout cela avec l'aide et la connivence de multinationales occidentales et sous le regard complice des institutions internationales.
Durant ces 25 dernières années, de la dictature militaire à aujourd'hui, l'Argentine a subi l'un des effondrements économique et social les plus brutaux qu'un pays ait pu connaître en temps de paix. Ce pays riche et sa population ont vécu l'ensemble des traumatismes dénoncés par les altermondialistes. Tout cela avec l'aide et la connivence de multinationales occidentales et sous le regard complice des institutions internationales.Cette politique de la terre brûlée a abouti à un véritable génocide social, un cataclysme inouï fait de famine, de maladies et de vies humaines sacrifiées.
Saccage dénoue un à un les mécanismes qui ont conduit à cette catastrophe. Ce film est dédié à tous ceux qui résistent avec dignité et courage. Les chemins de la misère sont encore plus inacceptables lorsqu'ils sont prévisibles et qu¹ils se passent en terre abondante.
Durant ces 25 dernières années, de la dictature militaire à aujourd'hui, l'Argentine a subi l'un des effondrements économique et social les plus brutaux qu'un pays ait pu connaître en temps de paix. Ce pays riche et sa population ont vécu l'ensemble des traumatismes dénoncés par les altermondialistes. Tout cela avec l'aide et la connivence de multinationales occidentales et sous le regard complice des institutions internationales.
Mémoire d'un saccage **** - film documentaire argentin, français, suisse, de Fernando E. Solanas (2003)
fiche technique et bande annonce
Après Mémoire d'un saccage - Argentine, le hold up du siècle, qui démontait les mécanismes ayant conduit l'Argentine à la crise économique de 2001, La Dignité du peuple montre les conséquences de la crise sur la population. Le film dépeint par petite touche, à travers tout le pays, le portrait d'hommes et de femmes qui ont su relever la tête et combattrent pour retrouver, malgré la faim et la misère, leur dignité.C'est un film sur le pouvoir de la résistance sociale et sur la volonté d'un peuple blessé qui cherchent à reconstruire son pays.
Cette fois, on rencontre les hommes, les femmes, ils ont des noms, des professions, des émotions. Ils ont faim, ils partagent la nourriture, ils se battent les uns pour les autres, les uns avec les autres. Un instituteur dont la priorité est de donner à manger aux enfants, un prêtre qui transforme sa maison en cantine, des femmes qui chantent l'hymne national dès qu'on veut vendre des biens de pauvres gens aux enchères jusqu'à ce que les enchères soient annulées, cette famille aux charettes, ces enfants sur les monticules d'ordures, cette femme dont on a tué le fiancé, cet homme qui pleure d'impuissance, ces gens malades dans les hôpitaux débordés... Il faut agir avec ses moyens, son courage, au jour le jour. Oui, le peuple est digne, autant que les politiques sont des plus indignes.
L'homme se couche sur un autre homme qui vient d'être touché par une balle : "j'ai vécu la dictature, j'ai perdu beaucoup d'amis, je me suis dit : Ils n'auront pas celui-là". Des gestes automatiques qui sauvent la vie, qui parfois aussi coûtent la vie.
L'homme se couche sur un autre homme qui vient d'être touché par une balle : "j'ai vécu la dictature, j'ai perdu beaucoup d'amis, je me suis dit : Ils n'auront pas celui-là". Des gestes automatiques qui sauvent la vie, qui parfois aussi coûtent la vie.
fiche technique et bande annonce
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