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Mardi 6 novembre 2007
cinenostalghia.jpg
Premier film d'Andrei Tarkovski en exil en Italie, et son avant-dernier film.  
Toujours porté par une très belle esthétique de l'image, travaillée comme un tableau, la caméra fixant suffisamment longtemps les plans larges pour que nous puissions détailler l'ensemble. Si je n'avais pas su que ce film était de Tarkovski, je l'aurais deviné tant des scènes presentent des similitudes avec Stalker. Un monde en ruine ou des maisons aux murs moisis, aux intérieurs en décrépitudes, l'homme "faible" qui pense au sein d'une nature bien vivante. Le film est en couleur avec des scènes en noir et blanc (figurant le souvenir, l'objet de la nostalgie ? une femme un enfant un chien dans un paysage similaire à celui de la couleur). L'atmosphère est lourde, écrasante, mélancolique.
Le film commence dans un cheminement de brume sur une terre verte et humide de la campagne italienne, une voiture s'arrête, une femme descend, elle parle en russe, l'homme qui est encore dans la voiture lui demande de parler en italien (plus tard on saura qu'il ne s'exprime pas très bien en italien, il est de passage). L'histoire est celle de cet homme : "Mon sujet est l'histoire d'un homme russe totalement déboussolé, tant par le torrent d'impressions qui s'abattent sur lui que par son incapacité tragique à les partager avec ceux qui lui sont le plus proche..." dit A. Tarkovski dans Le temps scellé (Petite bibliothèque des Cahiers du cinéma). Il ajoute : "C'est avant tout l'univers intérieur de l'homme qui m'intéresse. Il m'est beaucoup plus naturel de partir à l'exploration de sa psychologie, de la philosophie qui le nourrit, et des traditions littéraires et culturelles qui sont à la base de son monde spirituel." Pour lui l'intrigue est peu importante.
"Dans Nostalghia, je voulais poursuivre mon thème de l'homme "faible", celui qui n'est pas un lutteur par ses signes extérieurs, mais que je vois comme le vainqueur dans cette vie. [...] Quand je dis que la faiblesse de l'homme est attirante, j'entends l'absence de cette expansion individuelle vers l'extérieur, de cette agressivité contre les gens ou contre la vie en général, ou de cette tendance à asservir les autres pour la réalisation de ses objectifs personnels. En un mot, ce qui m'attire est cette énergie de l'homme qui s'élève contre la routine matérialiste." (Le temps scellé (Petite bibliothèque des Cahiers du cinéma))
Parmi les autres personnages on citera la femme, russe, très belle, qui voudrait mais n'arrive pas à séduire le poète, aussi un homme fou qui ne supporte plus le monde et finira par s'immoler dans la ville en criant : "ceux qui sont soi-disant 'normaux', ils ont conduit le monde au bord de la catastrophe.". Un chien (comme dans Stalker) qui va et vient étrangement entre deux mondes...
A signaler la présence d'un livre des poèmes traduit en italien d'Arseni Tarkovski (le père d'Andreï... on notera que le film est dédié à sa mère).

Pour sa beauté, son rythme, lent, sa densité, ses couleurs, l'approche intime du personnage, ses dialogues.
 
Nostalghia **** - film italien (1983) d'Andrei Tarkovski - avec Oleg Jankovski, Domiziana Giordano, Erland Josephson,...
 
(retrospective Tarkovski au mk2 Beaubourg)
par vy publié dans : cinéma
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Lundi 5 novembre 2007
"Ce rêve qu'on appelle la vie humaine"

cinebenjamenta.jpg 
Enfin, j'ai vu le film. Des mois que je suis à l'affût des programmes ciné. J'avais lu le livre de Robert Walser en début d'année, ignoré le film, et puis ce fut trop tard, il ne passait plus. Enfin aujourd'hui le manque est comblé. Je suis ravie.
L'atmosphère étrange et absurde du le roman de Walser est ici décuplée. Mais laissons le roman, tout ne peut y être, malgré la lenteur du film. D'ailleurs le film est un conte de fée. Il faut lâcher prise, se laisser emporter dans l'univers fantasmagoriques des frères Quay (dont c'est le premier long métrage). L'image en noir et blanc est onirique, flottante, absorbante, poétique, de petit format, crachouillante comme dans les vieux films. Peu de paroles, de la musique, des chorégraphies. Des contrastes poussés, des douceurs, des jeux de lumières mobiles. Des miroirs au tain abîmé. De la neige (normal, Walser). Aucun extérieur à l'Institut, sinon un dehors irréel enneigé vu comme à travers une optique chimérisante. L'image est belle, surprenante, aimant les gros plans, les détails, les cadrages insolites. L'institut est un labyrinthe, on traverse des endroits indéfinissables. Le film est une potion magique. Fin.
Lumière.
Cerise sur le gâteau, une jeune femme à côté de moi, nos regards, hallucinés peut-être, se croisent, elle s'exclame : "C'était bien" en appuyant fort sur le bien.  Alors nous parlons un peu de Walser, je lui conseille de lire le livre. Nous parlons aussi des réalisateurs, les frères Quay, de leur dernier film L'accordeur de tremblements de terre, oui, c'est le titre du film, on y trouve le même onirisme poétique. Une rencontre éphémère, agréable, "Bonne journée". Extérieur, Paris flotte un peu dans mes yeux pas encore tout à fait revenus de là-bas.

Institut Benjamenta *** - Film britanique de Timothy Quay et Stephen Quay (1995), avec Gottfried John, Alice Krige, Mark Rylance

par vy publié dans : cinéma
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Samedi 3 novembre 2007
cinemogari.jpg
Je n'ai pas hésité lorsque j'ai vu que la réalisation était signée Naomi Kawase, dont j'avais déjà vu et apprécié Shara, son précédent film. Autant Shara se passait dans une grande ville très touffue d'habitations, autant dans La forêt de Mogari, le vent circule, la végétation est reine. On est donc dans un environnement rural, c'est là, dans une maison de retraite que des personnes agées mènent une vie tranquille, souriante, heureuse, aux bons soins d'un personnel attentif. Une sorte de paradis, avec au loin la forêt, immense. Se détachent de ce petit monde hors le monde, un vieil homme entêté et alerte qui vit avec le souvenir de sa femme morte trente-trois ans plus tôt, et une jeune femme triste et discrète, Machiko, qui ne parle pas beaucoup mais fait de son mieux pour apporter son l'aide. Après quelques échanges parfois violents et une course folle où résonnent leurs rires aux sonorités enfantines, la jeune femme va se rapprocher du vieil homme. Des circonstances vont les mener seuls dans la forêt. Là, il marche, elle le suit, il cherche, elle le protège jusqu'au moment où elle laisse son chagrin la submerger, ruisseler comme un torrent en furie. Désormais, entre l'homme et la femme, l'échange est vital, chaleureux, l'un l'autre veillant tour à tour l'un sur l'autre. Les films de Naomi Kawase vont simplement, ils nous envoûtent. On retrouve ici l'importance de la pluie battante comme dans Shara. C'est un film de matière, terre, eau, homme, végétal. Un beau regard sur la vieillesse aussi. Un film de joie et d'émotions d'où émergent quelques très belles scènes.
 
 
La forêt de Mogari *** - (grand prix du 60ème festival de Cannes) - film japonais de Naomi Kawase, avec Shigeki Uda, Machiko Ono, Machiko Watanabe

Teaser et autres infos, ici

par vy publié dans : cinéma
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Mercredi 24 octobre 2007
cineparanoidP.jpg
Le synopsis  : Alex, jeune skateur, tue accidentellement un agent de sécurité tout près du skatepark le plus malfamé de Portland, le Paranoïd Park. Il décide de ne rien dire.

Si Alex ne dit rien, tout en lui parle, son attitude, son silence, son rapport aux autres chamboulé depuis l'évènement. C'est vrai que le visage d'Alex n'exprime rien, gravement rien, sinon que sous la carapace on entend le chaos gronder, la peur suinter en sourdine. Un flot de paroles intérieures monte un mur de solitude autour d'Alex. La caméra pudique et méticuleuse joue sur les ralentis soutenus par la musique omniprésente, rassurante, éprouvante, indifférente ou fusionnant avec l'image. Alex est sur un îlot perdu au milieu du quotidien de son entourage, et l'air qui y souffle est effrayant. Des perches se tendent pourtant, et dans son monde à la dérive, Alex tente de les attraper, de revenir au monde.
Gus Van Sant nous offrent des images sublimes touchées par la grâce, ce film est une totale réussite.
Paranoid Park fait partie de ces films dont on voudrait fouiller les recoins encore et encore.
Envie de lire le livre de Blake Nelson.



Paranoid park ****
- film de Gus Van Sant, avec Gabriel Nevins, Jake Miller...

Bande annonce

par vy publié dans : cinéma
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Mardi 2 octobre 2007
(mise à jour : 17 12 07)

(rappel : vous pouvez voir les bandes annonces sur AlloCiné)

Décembre

- La graine et le mulet **** - film d'Abdellatif Kechiche

Novembre

- Nostalghia **** - film italien d'Andrei Tarkovski - Un homme déboussolé par le mal du pays, l'éloignement de ceux qu'il aime... Esthétique magnifique, psychologie fouillée (article)
- Institut Benjamenta *** - film britanique de T. et S. Quay - Dans une atmosphère onirique et poétique (scénario d'après le roman de Robert Walser) (article)
- L'heure zéro ** - film français de Pascal Thomas -  une distraction agréable
- La forêt de Mogari *** - film japonais de Naomi Kawase -
Shigeki vit dans une petite maison de retraite sous le regard bienveillant d'une aide-soignante, Machiko. Sans le savoir, tous deux partagent un lourd secret : la perte d'un être cher... Un beau film  (article)

Octobre

- Paranoid park **** - film de Gus van Sant - coup de coeur (article)


Septembre

- 7h58 ce samedi-là *** - film américain de Sidney Lumet, avec Philip Seymour Hoffman, Ethan Hawke - Une famille prise dans un engrenage fatal

- La vengeance dans la peau *** - film américain, de Paul Greengrass, avec Matt Damon, Julia Stiles, David Strathaim - Une traque serrée de près par la caméra. (site officiel)
- Nos retrouvailles *** - film français de David Oelhoffen, avec Jacques Gamblin, Nicolas Giraud -
Un film fort au ton juste sur les retrouvailles et relations entre le père, faible mais séduisant et beau parleur, et le fils en besoin d'admiration filiale, jeune et déjà très responsable de ses actes. Nicolas Giraud excelle dans ce rôle, son sourire, sa rage, ses pleurs retenus, son innocence et sa force, son humanité rendent son personnage très attachant.
- Shoot'Em Up *** - film
américain de Michael Davis, avec Clive Owen, Paul Giamatti, Monica Bellucci. Du délire à 200 à l'heure, une bonne distraction (article)
- Les méduses **** - film israélien de Etgar Keret, Shira Geffen - Un enchantement poétique et onirique (article)
- 4 mois, 3 semaines, 2 jours **** - film roumain de Cristian Mungiu - Excellent film ! (article)

Août

- Nothing *** - film canadien de Vincenzo Natali - Deux énergumènes asociaux se retrouvent dans le néant... (article)
- Caramel **** - film libanais-français, de Nadine Labaki (article)
- La fille coupée en deux *** - film français de Claude Chabrol, avec Ludivine Sagnier, François Berléand, Benoît Magimel, Mathilda May (article)
- Time **** - film sud-coréen japonais de Kim Ki-duk (article)
- Interview *** - film américain de Steve Buscemi, avec Steve Buscemi, Sienna Miller - on se demande où nous emmène le film, quand soudain... Excellente fin de film.
(article)
- Ratatouille **** - film d'animation américain de Brad Bird - Très bon. Parions que le rat va gagner des galons en tant qu'animal de compagnie.
(article)

Juillet

- La nuit des tournesols *** -
film français, portugais, espagnol de Jorge Sanchez-Cabezudo, avec Carmelo Gomez, Judith Diakhate, Celso Bugallo - Comment tout peut dérailler, tout est tellement humain dans ce film. (article)
- Old Joy **- film américain de Kelly Reichardt, avec Daniel London, Will Oldham - Un film sans histoire, on suit le périple, sans histoire, de ces deux hommes qui n'ont pas grand chose à échanger. Film court : 1h16. (article)
- Half Nelson ** - film américain de Ryan Fleck, avec Ryan Gosling, Shareeka Epps, Anthony Mackie - Sans plus pour moi. (article)
- Délice Paloma *** - film français de Nadir Moknèche, avec Biyouna, Nadia Kaci, Aylin Prandi -
Entre comédie et drame, Mme Aldjéria, rôle tenu par Biyouna, sort de prison et nous raconte comment ses affaires de bienfaitrices nationales ont mal tourné. (article)
- Exilé ** - film hong-kongais de Johnnie To, avec Anthony Wong Chau-Sang, Francis Ng Chun-Yu, Nick Cheung - Avis partagé (article)
- Die hard 4, Retour en enfer *** - film américain de Len Wiseman, avec Bruce Willis, Justin Long, Timothy Olyphant - Quatrième volet de la série des Die hard. Cette fois, le terrorisme frappe via l'informatique. Film d'action efficace et divertissant pour qui aime le genre. Les scènes d'actions s'enfilent les unes après les autres, cascades, chutes, d'où l'inspecteur John McClane se relève presque indemne, même s'il se casse bien un peu il vaut bien un super-héros. Le jeune hacker qui l'accompagne, as de l'informatique éprouvant peur et faim, est bienvenu par son comportement plus humainement fragile.

Juin

- Roman de gare *** - film de Claude Lelouch, avec Dominique Pinon, Fanny Ardant, Audrey Dana - Un auteur à succès (femme fatale ?), un tueur en série évadé de prison, une midinette abandonnée sur l'autoroute par son fiancé, une disparition, Lelouch fait sa cuisine et nous mène en bateau pour notre plaisir, le film est réussi.

- L'avocat de la terreur *** - film français de Barbet Schroeder, avec Jacques Vergès, et beaucoup de témoignages... - Au départ de la carrière de cet avocat énigmatique : la guerre d'Algérie et Djamilah Bouhired, la pasionaria qui porte la volonté de la libération de son peuple. Le jeune homme de loi épouse la cause anticolonialiste, et la femme. Puis disparaît huit ans. A son retour, Vergès défend les terroristes de tous horizons...
Un film documentaire passionnant, cependant Vergès ne dévoile de lui que ce qu'il veut bien. (site officiel)

- Pas douce *** - film français, suisse de Jeanne Waltz - avec Isild Le Besco - Fred, infirmière en mal de vivre, tire sur Marco, adolescent difficile. Un bon film. (article)

Mai

- La faille **** - film américian de Gregory Hoblit (1h50) avec Anthony Hopkins, Ryan Gosling - Une bonne surprise ce film bien ficelé, vraiment efficace (lire l'article)
- Still life **** - film chinois de Jia Zhang Ke, avec Han Sanming, Zhao Tao - A voir et à revoir, simple et magnifique. (lire l'article)
- Spider-Man 3 **
- film américain de Sam Raimi, avecTobey Maguire, Kirsten Dunst - Sans plus (lire l'article)

Avril

- We feed the world - Le marché de la faim - film documentaire autrichien de Erwin Wagenhofer - "We feed the world est un film sur la pauvreté au coeur de la richesse qui éclaire la manière dont notre nourriture est produite et répond aux questions que le problème de la faim dans le monde nous pose." (lire l'article)
- Une jeunesse chinoise ** - film franco-chinois de Lou Ye - L'histoire sur dix ans de Yu Hong, jeune fille, déboussolée qui ne peut se résoudre à prendre le risque d'aimer, sur fond des manifestations de 1989, à Pékin. Un peu lassant. (lire l'article)
- Goodbye Bafana ** (un bon **) - film allemand, belge, sud-africain, britanique, luxembourgeois, de Bille August, avec Joseph Fiennes, Dennis Haysbert, Diane Kruger - Intéressant mais peut-être trop sans surprise cette histoire de l'incarcération de Nelson Mandela, vécue du côté de son géôlier qui apprendra à le connaître et à le respecter après l'avoir considéré comme un terroriste qu'il haïssait. J'aurais pu mettre *** mais peut-être le film reste-t-il trop linéaire tout du long.
- Le vieux jardin
*** - film sud-coréen de Im Sang-soo, avec Yum Jung-ah, Jin-hee Ji. Un ton mélancolique pour ce film fort et beau (lire l'article)
- Golden door **** - film français italien, de Emanuele Crialese, avec Charlotte Gainsbourg, Vincenzo Amato - Encore un très bon film, celui-ci nous montre le départ, le voyage et surtout l'arrivée à Ellis Island d'immigrés italiens. Le film est très photographique, et même chorégraphique. Beaucoup de poésie, d'onirisme, et une dure réalité.

Mars


- La tête de maman **** - film français de Carine Tardieu, avec Karin Viard, Chloé Coulloud, Kad Merad - Très bon film qui m'a emmenée plus loin que je ne m'y attendais. Tout en sensibilité, très bien interprété par les acteurs, filmé avec subtilité et poésie.
- Ensemble, c'est tout *** - film français de Claude Berri, avec Audrey Tautou, Guillaume Canet, Laurent Stocker. C'est léger, frais, simple, bien joué. Je me suis prise en flagrant délit de sourire au film pendant la séance, et ce sourire ne m'avait pas quitté en sortant. Allez, je dirais 1h37 de bonheur, ça fait du bien.
- Chronique d'un scandale ** - film britanique de Richard Eyre, avec Judi Dench, Cate Blanchett. Les deux actrices sont excellentes (d'où les **), particulièrement Judi Dench en terrible vampire social. Mais ça ne décolle pas du déjà vu, et tourne en rond. Sans surprise.

- Le voile des illusions *** - film chinois, américain, de John Curran, avec Naomi Watts, Edward Norton. Une histoire d'amour sur fond d'épidémie de choléra. Pas vraiment le sujet qui me fait courir au cinéma (ce qui me fait hésiter entre ** et ***), mais les paysages sont beaux, les acteurs tiennent bien leurs rôles, l'époque intéressante, le scénario tient bien la route. Les relations entre mari et femme sont bien vues. Le film est juste un peu court, surtout sur la fin.
- Par effraction ** - film britanique d'Anthony Minghella, avec Jude Law, Juliette Binoche, Robin Wright Penn - Plutôt plat, un film dont j'aurais pu me passer.
- Les témoins ** - film français d'André Téchiné, avec Michel Blanc, Emmanuelle Béart, Sami Bouajila, Julie Depardieu - La bande annonce m'avait donné très envie de voir ce film. Je m'attendais à mieux. Le sujet est intéressant, mais les acteurs ne m'ont pas convaincue, sauf peut-être Sami Bouajila. Jolie musique, et délicate Julie Depardieu.
- Danse avec lui ***, film français de Valérie Guignabodet, avec Mathilde Seigner, Samy Frey, Jean-François Pignon - Les scènes avec les chevaux sont un vrai bonheur et valent à elles seules le déplacement. Plaisir de revoir Samy Frey.
- Je crois que je l'aime ***, film français de Pierre Jolivet, avec Vincent Lindon, Sandrine Bonnaire, François Berléand -
Sandrine Bonnaire est rayonnante. Vincent Lindon, plutôt fade. C'est léger, amusant, on passe un bon moment.

Février

- Inland Empire ****, film américain polonais français, de David Lynch, avec Laura Dern (ma critique)
- Pingpong **, film allemand de Matthias Luthardt
- La vie des autres ****, film allemand de Florian Henckel von Donnersmarck, avec Thomas Thieme (ma critique)
- Snow cake **, film britanique canadien, de Marc Evans, avec Sigourney Weaver, Alan Rickman
(ma critique)

Janvier

- Blood diamond ***, film américain d'Edward Zwick, avec Leonardo DiCaprio, Djimon Hounsou
(ma critique)
- Pars vite et reviens tard **, film français de Régis Wargnier, avec José Garcia
(ma critique)
- La maman et la putain ***, film français de Jean Eustache, avec Jean-Pierre Léaud
(ma critique)
- Cashback ***, film britanique de Sean Ellis
(ma critique)
- Fur, un portrait imaginaire de Diane Arbus ***, film de Steven Shainberg, avec Nicole Kidman, Robert Downey Jr
(ma critique)
- Les climats **, film turc, français, de Nuri Bilge Ceylan, avec Ebru Ceylan, Nuri Bilge Ceylan
(ma critique)
- Le serpent *** , film français de
Eric Barbier, avec Yvan Attal, Clovis Cornillac (ma critique)
- The fountain ***, film américain de Darren Aronofsky, avec Hugh Jackman, Rachel Weisz
(ma critique)
- Daratt ***, film français belge autrichien, de Mahamat Saleh (ma critique)
par vy publié dans : cinéma
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Mercredi 19 septembre 2007
cineshoot.jpg
Synopsis : Smith n'aurait jamais dû se trouver là et pourtant, en pleine fusillade, il aide un enfant à naître et le sauve d'une bande de tueurs. Lui, sombre et violent, se retrouve à protéger l'être le plus innocent qui soit. Le nouveau-né est la cible d'une puissance mystérieuse décidée à effacer toute trace de son existence grâce au redoutable Hertz et à son armée d'assassins.
Alors que les affrontements sont de plus en plus meurtriers, Smith ne peut compter que sur lui-même et sur DQ, une prostituée, pour sauver le petit. Le couple doit tenter de percer le secret de l'enfant en restant du bon côté des balles...
 
Ne pas attendre autre chose de ce film qu'une distraction, une bonne distraction dont le rythme effréné ne faiblit pas du début à la fin. Attachez vos ceintures et c'est parti. Tout y est exagéré, le dur et très doué héros aux carottes n'hésite devant rien pour défendre l'innocent bébé. Bébé dont les pleurs cessent lorsqu'il entend du heavy metal. Les scènes de combats-fusillades sont aussi nombreuses et abracadabrantes que dans un film de Johnnie To, et sur fond de heavy metal ça devient du pur délire. Hyper-violence farfelue, on rit (quand on en a le temps), on se laisse emporter, et pourquoi résister ? On est déjà à la fin du film.

Shoot'Em Up ***- f
ilm américain de Michael Davis, avec Clive Owen, Paul Giamatti, Monica Bellucci.

Bande annonces, extraits et fiche technique
par vy publié dans : cinéma
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Vendredi 7 septembre 2007
Le jour de son mariage, Keren se casse la jambe et doit renoncer à sa lune de miel aux Caraïbes... Une mystérieuse petite fille sortie de la mer change la vie de Batya, la jeune femme qui la recueille et qu'elle suit comme son ombre... Joy, une employée de maison en exil va, sans le vouloir, renouer les liens entre une vieille femme sévère et sa fille... Bouteilles jetées à la mer, fragments d'humanités qui flirtent avec l'absurde... Dans un joyeux désordre chacun cherche sa place, l'amour, l'oubli ou sa mémoire, car telle est la vie à Tel-Aviv...
 
Lisant le synopsis, je constate qu'il ne dit rien que du banal, restant très terre à terre, alors que le film est tout le contraire du banal. C'est une envolée légère de fragments oniriques volés au temps, semences de poésie, petites doses de bonheur diffusés avec délicatesse.
C'est ravissant et tendre, émouvant et drôle, cocasse et généreux, mélancolique et vivant. Des touches de couleurs dans un monde où chacun dans sa solitude va et vient comme des méduses balottées par la vie. Je suis sortie sous le charme.
 
Caméra d'or au Festival de Cannes 2007.

En savoir plus et bande annonce
 
Les méduses **** - film israélien de Etgar Keret et Shira Geffen, avec Sarah Adler, Noa Raban, Gera Sandler
par vy publié dans : cinéma
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Mercredi 5 septembre 2007
cine4mois.jpg1987, Roumanie, quelques années avant la chute du communisme. Ottila et Gabita partagent une chambre dans la cité universitaire d'une petite ville. Gabita est enceinte et l'avortement est un crime. Les deux jeunes femmes font donc appel à un certain M. Bébé pour résoudre le problème. Mais elles n'étaient pas préparées à une telle épreuve.
 
 
Je n'avais qu'un mot en sortant de la salle : excellent ! Rares sont les films de cette qualité, marquant de par son sujet et la façon dont il est traité, et magnifiquement porté par Anamaria Marinca dans le rôle d'Ottila, l'amie dévouée et énergique que la caméra suit de si près que le souffle de la jeune femme vient oppresser le notre. Dès la première scène, nous entrons dans la densité, la présence des personnages soutenus par le sens du détail, la vie au quotidien dans le foyer. Gabita prépare sa valise, elle est nerveuse, elle cherche à se raccrocher à quelque normalité (ses cours, ses poissons), elle semble partir pour un long voyage (son amie lui rappelle qu'elle ne s'absente que deux ou trois  jours), elle s'épile, plie la toile cirée, s'inquiète de ne plus avoir de savon... on la sent perturbée, tremblante, fragile. Pendant ce temps Ottila, l'amie, la rassure presque détachée, mais agit, se démène... Un très beau personnage dont se dégage force émotion, courage et générosité.
Un film d'une violence implosive sans fausse note ni exagération, tout y est juste, le ton, l'image et le rythme, le sordide, l'abnégation, le sacrifice, le mal être, la peur, le silence.

Une palme d'or à Cannes, parfaitement méritée !

4 mois, 3 semaines, 2 jours **** -  film roumain de Cristian Mungiu,
avec Anamaria Marinca, Laura Vasiliu, Vlad Ivanov

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par vy publié dans : cinéma
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