Tombeur des nues

Publié le par vy

Plus fort que lui... C'était la nuit dernière. Au programme de ce sommeil, voyage dans le temps, dans une ville indéfinie, aux décors indécis, balade... avec Philippe Sollers (les rêves ont leur raison que la raison ignore). Et nous cheminions de rues en rues, lui très aimable, moi très bavarde (c'est un rêve je vous dis), la conversation tendant évidemment vers sa vie (Sollers tout de même). Visiblement, je l'avais rejoint dans le passé pour lui parler de ses à venir. Je lui disais qu'il écrirait tel et tel livre, ce qui le faisait sourire un peu moqueur comme si je ne lui apprenais rien, faisant le surpris un peu parfois. Le rêve se déroulait dans une atmosphère très agréable, imprégnant mon petit cerveau alangui de sommeil d'un jenesaisquoi d'irrésistible, ce qui fait qu'au réveil (je me souviens très rarement de mes rêves), j'ai bondi de mon lit, me suis jetée sur mon ordinateur pour voir la date de sortie du vrai roman. La machine m'appris que le livre était sorti la veille. Mince ! Poussée par je ne sais quelle force, je me suis précipitée dès que possible dans la première librairie susceptible de vendre le livre (le matin, j'étais passée au Carrefour de ma ville mais on n'y vendait (fort bien d'ailleurs) que du Harry Potter), ne le voyant pas parmi ceux exposés sur les tables, je demande "le dernier Sollers", devant la tête en point d'interrogation du vendeur, je précise "Un vrai roman". "Ah oui, il est encore dans les cartons, on l'a reçu hier", et le jeune libraire de fouiller dans divers cartons, soulevant des piles de livres, ne trouvant pas, demande à un collègue. "Si si on en a reçu un exemplaire"... Re-cherche. Trouve pas. "Dans l'autre carton, c'est chez Plon", indique l'autre. Ben oui, c'est chez Plon, s'il m'avait demandé, je le lui aurais dit. Arrière boutique. Bingo ! sourire du jeune homme revenant le livre dans la main. Merci. Je m'en empare, je le paie, je m'en vais. Au revoir. Sortant de la boutique, une petite voix émerge au fond d'un moi libéré : "tu n'avais pas dit que tu n'achèterais plus de livre de Sollers à l'aveuglette ?"  ...
Tout de même, faire sa promo dans mon rêve, 'l est sacrément fort, le Sollers. Exit toutes les radios, les newsletters, les journaux et autres supports à blabla, voici l'heure du rêve-média.

Publié dans traces

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:0095: Maître Po 29/10/2007 06:46

Explication : Inconsciemment, tu avais enregistré la date de sortie du livre et ton subconscient (oui, je sais, je mélange inconscient et subconscient, mais bon, ce n'est qu'un rêve), se demandant si tu l'acheterais ou pas, t'a insidieusement rappelé cette échéance la veille, pendant ton sommeil.À moins que le gang des écrivains (tu sais, celui qui te pousse à acheter tout plein de livres) n'ait de nouvelles méthodes révolutionnaires...

vy 29/10/2007 08:09

Ça ne peut pas exister un "gang des écrivains".Allez, ce rêve m'a amusée, il valait bien un livre. Reste à voir si celui-ci m'amusera tout autant.

a.w. 28/10/2007 17:36

Le visqueux sollers en grand cthulhu ? Tu devrais mettre une plaque de cuivre sous ton lit...

vy 28/10/2007 18:57

Un cthulhu sollersien... un specimen plutôt rare. Pas de panique, je maîtrise.