Epoustouflant - Anselm Kiefer au Grand Palais

Publié le par vy

Si vous passez par Paris, c'est l'exposition à voir ! Hier soir, c'était le vernissage. On avait le droit de prendre des photos, j'en ai profité.
 




Quelle chance de pouvoir déambuler parmi les oeuvres d'Anselm Kiefer, je ne les connaissais que dans les livres, je rêvais d'en voir un jour une exposition grandeur nature. Et quelle double chance que cela se passe sous la magnifique nef du Grand Palais. Quel plus bel endroit aurait pu convenir à cette Chute d'étoiles ? C'est grandiose !


Dès que j'ai franchi les portes du musée, j'ai eu l'impression d'un gigantisme fabuleux, il faisait nuit (22h), la pénombre était dominante, je fus donc d'abord accueillie par l'étrange lumière qui vient doucement caresser l'amas de ruines en béton (L'espoir accidenté) qui est au centre de l'exposition. De chaque côté, il y a les "maisons", sortes d'immenses conteners sombres pourvus de fines ouvertures d'où filtre la lumière et qui en sont les portes d'accès. La lumière nous guide, c'est impressionnant de marcher dans un tel espace.



Pas trop de monde, l'idéal pour visiter tranquillement.

  Des salles dédiées aux poètes Paul Celan et Ingeborg Bachmann. Beaucoup de matières, de la peinture, des végétaux, du béton, de la terre... Kiefer s'inspire des textes poétiques, mystiques et scientifiques. Et puis, le plomb, des livres de plomb dans une bibliothèque chaotique, piqués de plaques de redoutables morceaux de verre. Le livre qui revient souvent dans le travail de Kiefer.






Anselm Kiefer, né en Allemagne en 1945, vit et travaille en France depuis douze ans. Il travaille le temps, la matière et l'histoire pour des créations de dimensions monumentales. "Grâce à ces émotions et ces questionnements qui font partie intégrante de l'expérience de la condition humaine, Anselm Kiefer éclaire les fondements de notre civilisation jusque dans ses plus sombres errements historiques."





 
"Il ne faut pas comprendre ce que je veux dire dans mes oeuvres. Il faut voir quelque chose. Il faut voir avec son propre système de réflexion, sa propre histoire et exprimer ce que l'on éprouve, ce que l'on pense et quelle combinaison on peut construire avec. Chaque spectateur doit en quelque sorte finir l'oeuvre avec son regard." dit Kiefer.

Exprimer ce que l'on éprouve, justement des jeunes gens motivés sont présents pour stimuler notre ressenti, très disponibles ils font réflechir, réfléchissent aussi avec nos réponses. Ils seront présents jusqu'au 8 juillet.













Vaisseau du soleil - Sonnenschiff
(d'après le poème d'Ingeborg Bachmann - La grande cargaison)




Monumenta - Anselm Kiefer au Grand Palais, Paris - du 30 mai au 08 juillet 2007
Horaires d'ouverture :
Tous les jours, sauf le mardi
Lundi et mercredi : de 10h à 19h
Jeudi / vendredi / samedi / dimanche : de midi à minuit

Tarifs :
Normal : 4 euros
Réduit : 2 euros

Toutes informations : Monumenta

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:0095: Maître Po 09/07/2007 19:30

Ayé. J'y suis allé samedi. Je n'ai malheureusement pas pu suivre ton conseil, d'y aller en soirée. Mon dernier article y est consacré mais je n'ai pas réussi comme toi à prendre des photos sympa de la chute d'étoiles. J'ai failli y retourner dimanche soir, mais il pleuvait... beurk... ;-)

vy 09/07/2007 20:16

Je crois qu'il n'est pas évident de prendre des photos sans l'aide du ciel dans cette expo. Grand soleil qui illumine tout ou nuit qui réclame la lumière artificielle.

:0095: Maître Po 02/06/2007 07:00

Bon, c'est noté ;-)L'expo à Montréal, c'était Ciel - Terre, du 11/02 au 30/04/2006 ;-)

vy 02/06/2007 08:25

Attention tout de même, si tu peux t'y trouver aux alentours de 22h, tu verras les choses comme je les ai vues ce soir-là. Hier, j'y suis retournée avec un ami, et j'ai été plutôt déçue, car il faisait jour et tout était gris, il n'y avait aucune trace de lumière (les oeuvres dans les maisons étaient dans une sorte de regrettable pénombre). Dommage. Vers 21h30, la lumière commençait à changer, le ciel devenait plus visible au dessus de la verrière et les lumières commençaient à éclairer les oeuvres, hélas nous devions partir. Je pense que ce n'est pas pour rien que cette exposition est visible jusqu'à minuit quatre jours de la semaine. Les étoiles ne peuvent bien se voir que la nuit.

Élyse 01/06/2007 04:31

Je viens de tomber sur ton site. J'aime beaucoup.

J'ai vu aussi Anselm Kiefer, à Montréal toutefois. J'ai été plus qu'impressionnée à la vue de ses oeuvres immenses - parfois très boulversantes - et de découvrir un artiste aussi percutant. La grandeur de ses réflexions nous porte à réfléchir sur notre condition humaine dans cet espace temps.

J'avoue que l'exposition dont tu nous parles ici, semble beaucoup plus impressionnante que celle que j'ai vu. Il semble avoir beaucoup plus de structures et d'installation qu'à Montréal.

vy 01/06/2007 07:34

Je n'ai pas idée de ce qu'était l'exposition à Montréal (en quelle année ?) De 2002 à 2006, Kiefer a travaillé le béton et ses tours ont été exposées à Milan. C'est en effet encore plus monumental que les oeuvres peintes ou les livres, puisque les unes (les "maisons") accueillent les autres, et ici la structure en verre du Grand Palais ouvre sur l'infini du ciel et donc de la métamorphose, du mouvement  perpétuels. Et on se sent englober dans l'ensemble. Comme il dit "un vers de Paul Celan peut être un monument", et c'est à partir de l'intériorité qu'il fait du monumental. Et le résultat est énorme, quelque chose se passe en nous.