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Jeudi 29 décembre 2005
20h55, incroyable, il n'y a personne devant l'entrée du Grand Palais. Nous allons enfin pouvoir parcourir l'exposition Vienne 1900 qui attire tant de monde.
Il n'est pas besoin d'aller bien loin pour comprendre, dès l'entrée il se passe quelque chose quand je me retrouve face aux trois tableaux de Klimt qui ouvrent l'expo, je me sens comme emportée, ravie, fascinée. Ces tableaux, je les ai déjà vus, sur du papier, sur des écrans, mais là... c'est impressionnant. "Les voir en vrai", expression qui prend toute sa signification, car ces tableaux dégagent une présence peu commune. Et les gens ne s'y trompent pas, ils sont très attentifs, admiratifs. J'admire, je m'émerveille. Je goûte, je dévore ce qu'on me donne à voir. C'est physique, je me régale. Du bonheur ! 
Ils sont donc quatre peintres : Klimt, Schiele, Moser, Kokoschka. Klimt et Schiele sont ceux pour lesquels j'ai le plus d'attirance. Belle lumière chez Moser.

Mes préférences vont peut-être à leurs paysages. A l'atmosphère de Quatre arbres, de Schiele, que j'aimerais ne plus quitter des yeux, quelle vie palpite là-dedans ! Tout aussi charnel que ses portraits. Et ses paysages urbains dans lesquels je pourrais passer des heures à voyager.
Sur un mur, en quelques dates, les quatre biographies. Schiele, Klimt et Moser mourront en 1918, Schiele n'avait que 28 ans. Je reste songeuse en pensant à l'oeuvre qu'il aurait réalisée si la grippe espagnole ne l'avait pas emporté.
Hélas, à peine une heure pour visiter une telle exposition, c'est peu, on voudrait revenir sur ses pas, rester plus longtemps devant certains tableaux. C'est sans doute une des plus belles expo que j'ai pu voir. Je feuillette un peu le catalogue, mais les reproductions ne soutiennent pas la comparaison avec les oeuvres accrochées aux murs.

Un petit parcours de l'exposition
Vienne 1900


par vy publié dans : voir
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Jeudi 8 décembre 2005
Connaissez-vous l'Ikebana ? C'est un art floral japonais que je viens de découvrir, c'est superbe, les mots qui me viennent : délicatesse, élégance, grâce, poésie...  Allez voir les photos sur ce site, et si vous souhaitez quelques explications sur l'origine de cet art et les différentes écoles, c'est ici qu'il faut aller.
par vy publié dans : voir
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Lundi 5 décembre 2005
J'ai l'habitude de voir ce coin là fourmillant de monde. Mais ce lundi matin, c'était d'un calme ! Très agréable. J'allais voir l'expo de Willy Ronis, à l'Hôtel de ville. J'avais déjà essayé de m'y rendre par deux fois, mais chaque fois il y avait pour plus d'une heure, une heure trente d'attente. Alors je me suis dit que peut-être le matin... et, en effet, j'ai pu entrer sans trop attendre. Essentiellement, des photos noir et blanc sur Paris. Essentiellement, des scènes de la vie quotidienne. En regardant ces photos, ce magnifique témoignage tellement vivant tiré du XXème siècle, voyant les sourires qui se donnent facilement au photographe, je me demandais s'il était encore possible de faire ce genre de photos aujourd'hui. Une expo à voir encore jusqu'au 18 février 2006 - entrée libre (+ de renseignements ici)


par vy publié dans : voir
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Vendredi 25 novembre 2005

Anatomie de la mélancolie, ouvrage de Robert Burton que je n'ai pas encore lu, dont je n'avais jamais entendu parler avant hier, que j'ai croisé pour la première fois dans le très bon livre de J.B. Pontalis, Traversée des ombres, dont les pages m'ont finalement décidé à aller voir l'exposition sur la Mélancolie, j'hésitais... le sujet, attirant, mais... Au Grand Palais, beaucoup de monde, où j'ai retrouvé ce Robert Burton, enfin ses écrits, mais avant cela j'étais passé par ma librairie préférée et, coïncidence, je tombe sur une pile de cette Anatomie de la mélancolie qui vient de paraître en folio. Mélancolie*, une belle exposition, bien faite, surtout dans les textes, j'y ai appris plein de choses, croisé une chauve-souris que j'eusse préféré vivante plutôt que crucifiée, des instruments de mesure du temps, une corne de licorne, une des Ile des morts de la série d'Arnold Böcklin, tableaux qui m'ont toujours beaucoup intriguée, attirée. Vu les regards convergé en choeur vers une femme qui, écouteurs sur les oreilles, suivant une conférencière, se met à crier pleine de joie devant Les enfers, de François de Nomé, "On dirait un décor du Seigneur de anneaux", sa voisine, écouteurs sur les oreilles lui faisant signe qu'elle n'a pas entendu, elle élève encore le ton en riant, "Vous ne trouvez pas qu'on dirait un décor du Seigneur des anneaux ?". La mélancolie à travers les siècles, passant de vice à terre fertile de génie créateur, enfermant les hommes, libérant l'imagination. Et bien, l'expo n'engendre pas la mélancolie, au contraire. C'est que l'ennui n'y a pas place. Je m'approche du livre d'or placé en fin de parcours qu'un couple vient de signer : "La mélancolie est une amertume très belle pas une dépression comme exprimé". La dépression est-elle exprimée dans cette expo? oui... oui, mais pas que, chacun y trouvera chaussure à son pied, enfin, enveloppe à son âme. J'y ai cueilli une belle dose d'énergie. Mélancolie ma belle... je laisse à Burton le mot de la fin de cet article : "J'écris sur la mélancolie en m'évertuant d'éviter la mélancolie".

* Mélancolie - Génie et folie en occident - parcours de l'exposition, entretiens et définitions sur le site du Grand Palais.

par vy publié dans : voir
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Mardi 22 novembre 2005
Des bouilles d'enfants d'où la vie jaillit sans retenue, des femmes, des hommes, des amoureux, des rires, des visages, des regards, du silence plus bavard que les mots, des familles, des gens. Une balade témoignage dans le mitan du siècle : le nouvel album de Reporters sans frontières pour la liberté de la presse, sur Jean-Philippe Charbonnier offre de jolis moments en noir et blanc.







par vy publié dans : voir
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Mercredi 16 novembre 2005


Ne sont-ce pas toujours les gens, groupés, seuls, immobiles ou répondant à quelque étrange et mystérieuse chorégraphie, des questions dans les yeux, des paroles suspendues au bord des lèvres, et parfois la grâce de l'étonnement, qui forment les plus beaux tableaux ? Je ne me lasse pas de les regarder.
(Entre autres ce soir-là au Palais de Tokyo, expo "Robert Malaval, kamikaze", et Rebecca Bournigault, "La Chambre interdite").
par vy publié dans : voir
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